Un peu d’histoire
Le propriétaire économique, ressortissant suisse et plutôt esthète à ses heures, voulait faire du Domaine de La Rameille «sa grande œuvre».
Tout a commencé il y a plus de 25 ans par la visite d’une cinquantaine d’objets immobiliers à la vente, du sud de la Drôme au sud du Luberon, des deux côtés du Rhône. A la découverte de La Rameille en septembre 1997, il a su à la première minute que ce serait «là».
Tout était pourtant en ruines et en friches : bâtiments, espaces verts, terres agricoles. Mais le biotope, l’altitude, la vue, une infinie quiétude et un potentiel grandiose étaient présents comme nulle part ailleurs.
Tout s’est poursuivi par des acquisitions successives et inlassables pour donner une «forme» à ce futur domaine. Et en parallèle, par de gros travaux d’infrastructures, avant même que la première maison fut habitable : enfouissement des lignes électriques et téléphoniques, forage de cinq puits à grande profondeur, création d’un local technique de pompage, stockage et filtration de l’eau potable entièrement enterré, construction d’un réseau de distribution de l’eau potable et d’irrigation, abattage de centaines de pins d’Alep envahissants (et dangereux pour les incendies et la biodiversité) pour les remplacer par des essences nobles endémiques, rénovation de deux merveilleux cabanons de vigneron pour les chevaux et le foin, puis l’aménagement d’un petit lac, etc.
Vinrent enfin les rénovations des deux maisons d’habitations actuelles, en commençant par la création d’un immense local technique complètement enterré au milieu du jardin afin d’y loger la chaufferie au gaz liquide (éviter les nuisances sonores dans les bâtiments), la filtration au sel et le chauffage des piscines et une pièce de rangement des accessoires extérieurs avec une salle-de-bains et des toilettes.
Et en continuant avec tout ce qu’il y avait de plus prestigieux dans la région en matière de compétences artisanales et de matériaux : enduits appliqués et frottassés manuellement (mis en couleur par les sables de La Rameille), carreaux de faïence Vernin (sur mesure et faits à la main), robinetterie de luxe (notamment Horus), ferronnerie d'art à l’ancienne, pierres et dalles des meilleures carrières aux alentours (Crillon-le-Brave, Espeil), marbres nobles de Carrare et de Ligurie, stucco et tadelakt et autres enduits bio pour les intérieurs, dessin et réalisation des jardins d’agréments et leur éclairage, etc.
Le Domaine de La Rameille a connu 20 ans de bonheur intense : un mariage, des enfants, des baptêmes, des fêtes inoubliables, les visites de centaines d’amis.
Et récemment, quelques années plus difficiles, notamment la cession de 10 hectares de vignes par découragement de ce métier, des grands enfants (désormais) qui ne s’intéressent plus vraiment au Domaine qu’ils ont pourtant adoré et d’autres évènements de la vie qui appelèrent son propriétaire économique sur d’autres continents.
En 25 ans, ce ne sont pas moins de 8 millions d’euro qui ont été investis (y compris les acquisitions), sans avoir hélas achevé la «Maison de Maître» dite le «Mas de La Rameille», par manque de temps.
Le propriétaire économique n’espère de loin pas s’y retrouver financièrement parlant, mais il veut croire qu’un potentiel acheteur raffiné pourrait poursuivre une forme de «vision» avec une énergie renouvelée.
Et à défaut, il y fera encore de belles fêtes...